mercredi 29 avril 2009

Terre et plastique blanc

Je suis dans une sorte de cimetière improvisé, il fait nuit, le sol est en terre, on pose des enfants par terre, ils sont rigides, blancs, comme en plastique. Il y a une vague ressemblance avec ces mannequin utilisés dans les piscines pour les cours de sauvetage. Alors qu'on en pose en à terre, on se rend compte qu'il n'est pas "plastifié", il est mal en point mais il est de chair, ses yeux bleus lancent un regard expressif, ce n'est pas tellement de la supplication, plus un "s'il vous plait ,non!"on aurait dit qu'il se demandait ce qui lui arrivait, il semblait dépassé sans avoir la force de réagir. Il y avait de la vie en lui mais on le sentait condamné. Il était plus âgé, je crois que c'était un jeune adulte. Je ne sais plus si on l'a malgré tout "enterré" ou pris avec nous.
On marche dans la nuit, on sort du cimetière et on continue sur un chemin de terre vers une ville. Il fallait qu'on se dépêche et qu'on soit discret.
J'ai oublié le reste du rêve je me souviens juste d'une terrasse de café, façon Saint Germain des Près, une femme parle avec ses amies, puis elle s'adresse à moi pour m'expliquer quelque chose qu'on vient de dire "Maryse/Myriam était la soeur de Cabu", puis se tournant vers ses amies "L. est une auto didacte", comme pour s'excuser de mon manque de culture.

mercredi 22 avril 2009

Cette nuit

Je me suis levée avec une sensation d'angoisse mais au final il ne me reste que quelques flash de cette nuit, le reste s'est vite évaporé.
_ Une falaise avec des curiosités incrustées sur le flanc, il fallait pour les voir aller sur un trottoir étroit longeant des rails, ça ne m'intéressait pas mais c'était une sortie touristique en famille (moi, mon homme, ma fille et une voisine de son âge). Nous devons donc traverser les rails et grimper sur le trottoir qui était en hauteur pour accéder à l'attraction touristique. Un train passe, on traverse, j'ai un peu de mal à me hisser sur le trottoir, je me dis que c'est stupide de prendre des risques pour ça, je me demande d'ailleurs pourquoi je me sens obligée de le faire.
Mon homme est le dernier à traverser, un train arrive, je lui hurle de vite monter mais il fait son malin en se plaquant contre le bord, laissant entendre que le train aller passer à côté sans le toucher. Je ne tolère pas qu'il prenne ce risque même s'il a raison et en panique je le pousse à monter, je crois qu'il le fait. Le train passe avec une force inouïe, il y a beaucoup de vent, j'essaye de tenir les petites filles.
_ Je dors, je suis très fatiguée, j'ai du mal à me réveiller, mon homme me dit qu'il a déposé ma fille à l'école: son premier jour! Je suis horrifiée mais j'ai tellement dormi que c'est déjà la fin de la journée. Il avait l'air content d'avoir in extremis sauvé la situation en l'amenant seul à temps. Dans l'urgence, il ne s'était pas embarrassé des détails, n'avait même pas pris la peine de dire à la maîtresse qu'il ne fallait pas qu'elle mange certaines choses "hof, elle me l'aurait dit si yavait un goûter, je pense pas qu'ils leur donnent à manger sans le dire aux parents", il n'était pas resté avec elle, il l'avait déposée et s'était dépêché de me retrouver moi.
Une connaissance m'envoie des cartes bizarres, des images phaliques je crois, je me rappelle d'une espèce de sculpture bleue, assez étrange, des avances assez sexuelles, je suis contente qu'il m'accorde de l'attention mais je le trouve un peu trop cru, ça ne me plait pas vraiment. Puis, alors que j'essaye d'aller à cette école, il vient avec moi et me prend la main, puis la repositionne pour entrelacer nos doigts. Arrivés à l'école, où mon homme attend aussi, il reste à quelques mètres. Je suis inquiète et en colère contre mon ami. J'aperçois ma fille mais je ne peux pas la récupérer tout de suite, ils lui font faire une sorte de rituel de fin de journée ridicule avec d'autres enfants, ça n'en finit plus. Elle n'a pas l'air traumatisée, elle dit que l'école c'est super. La maîtresse me dit qu'elle a beaucoup pleuré, pendant des heures, qu'elle venait juste de se calmer mais que c'est normal. J'entends parler de yaourt à boire, mon homme sans même vouloir demander balaye ça d'un haussement d'épaules. Mon homme s'en tient à la version qui l'arrange et refuse de vérifier, j'ai l'air de l'agacer, il n'a pas envie de se prendre la tête et on dirait qu'il pense que je complique tout. Je le sens énervé par ma réaction, il aurait sans doute aimé que je le félicite d'avoir préparé et emmené la petite seul à l'école et de s'être dépêché de me rejoindre. Le pire c'est qu'il ne voyait même pas que c'était violent de la laisser seule comme ça toute une journée.